Exposition temporaire

 

QUAND LES FLEURS FONT L' ETOFFE

 

BAL(L)ADE

une histoire de la flore dans l’imprimé

avec le concours du Musée Yves Saint Laurent Paris, agnès b. et Leonard Paris

Exposition du 26 octobre 2018 au 29 septembre 2019

Avec le partenariat de

Cette exposition propose un voyage dans le temps, les couleurs et les odeurs, en retraçant l’extraordinaire créativité florale du XVIIIe siècle à nos jours, à travers les collections du musée. Le parcours démarre par les modèles utilisés par les dessinateurs pour transposer la nature dans les tissus et inventer de nouveaux motifs floraux, en montrant l’impact des expéditions scientifiques, de l’essor de l’horticulture et de la mode dans les choix des espèces et leur « mise en scène » par l’artisanat et l’industrie. L’exposition s’organise autour de trois grands thèmes :

Echantillon fleuri, Angleterre vers 1790, toile de coton imprimée au rouleau et à la planche

Gravure de mode « Robe XVIIIe siècle », Paris,  Mulhouse, manufacture Steinbach, Koechlin & Cie,  lithographie

Tissu d’ameublement, Alsace, Mulhouse, manufacture Boeringer-Zurcher & Cie, 1903, impression à la planche sur coton

FLEURS NATURELLES ET D’INVENTION

Aux sources de la création textile

Les fleurs jouent un rôle essentiel dans les processus créatifs de la production des étoffes. Dès l’Antiquité, la flore inspire palmettes et fleurettes, mais il faut attendre le siècle des Lumières pour que l’imitation de la nature gagne des tissus avec une inventivité sans cesse renouvelée. Au XVIIIe siècle, une « fleur » désigne aussi une étoffe nouvelle. Cette terminologie montre que la mode et la fleur sont désormais indissociables de l’industrie textile pour l’ameublement comme pour le vêtement.

Toile imprimée pour ameublement, semis de tulipes France, manufacture inconnue, 1889 toile de coton imprimée à la planche de bois

Echantillon d’ameublement, Alsace, Mulhouse, manufacture Thierry Mieg & Cie, vers 1880, impression au rouleau sur coton

Toile pour ameublement, bouquets de narcisses, tulipes et jacinthes France ou Angleterre, manufacture inconnue, 1927, toile de coton imprimée à la planche de bois

Toile imprimée pour ameublement Suisse, éditeur Christian Fischbacher, vers 2004, toile de coton imprimée au jet d’encre

Echantillon pour kimono motif rose et fleurs variées, Japon, Kyoto, Maison Ohara, 1980, soie imprimée au pochoir à la main

Toile imprimée pour ameublement modèle « Catherine », France, éditeur et dessinateur Manuel Canovas, 1983, toile de coton imprimée au cadre

L’ART DE REPRÉSENTER LES FLEURS

L’explosion florale dans les étoffes s’accompagne d’une créativité sans cesse renouvelée. Pour composer les fleurs, les dessinateurs rivalisent d’imagination : ramages, semis, jetés, couronnes ou bouquets et jouent sur des effets d’échelles. L’essor de la chimie offre une large palette de couleurs, faisant des étoffes de véritables trompe-l’œil pour des compositions sophistiquées. La représentation des fleurs est tributaire des courants artistiques : aux fleurs raffinées du XVIIIe siècle et aux compositions réalistes de la seconde moitié du XIXe siècle succède une stylisation inspirée par les avant-gardes.

L’ART DE PORTER DES FLEURS

Depuis le XVIIIe siècle, l’imprimé floral, motif associé au printemps, particulièrement apprécié dans le vêtement féminin et les accessoires de mode, a connu de nombreuses déclinaisons. Année après année, les fleurs, naturalistes ou stylisées, continuent d’inspirer les dessinateurs industriels et les créateurs.

La fleur est omniprésente dans l’univers de la mode et de la couture. Source d’inspiration inépuisable pour les plus grands créateurs, elle se transforme et se métamorphose afin que chacun exprime son propre style. Le musée de l’Impression sur étoffes, accueille à l’occasion de cette exposition trois créateurs emblématiques ayant chacun à leur manière écrit une page de l’histoire de la fleur dans l’univers de la mode :

Synonyme de romantisme et de liberté, les fleurs imprimées sont un indémodable dans l’histoire de la mode. Le couturier Yves Saint Laurent n’a eu de cesse de parer ses créations de fleurs des champs, de jardins ou encore exotiques pendant les quarante ans de sa maison de couture de 1962 à 2002. Du jardin Majorelle à Marrakech, acheté avec Pierre Bergé en 1980, Yves Saint Laurent disait : « Depuis de nombreuses années, je trouve dans le jardin Majorelle une source inépuisable d’inspiration et j’ai souvent rêvé à ses couleurs qui sont uniques ». À travers dix modèles sélectionnés avec le Musée Yves Saint Laurent Paris, l’imprimé fleuri se révèle créatif et coloré, fruit d’une collaboration étroite entre le couturier et les créateurs de tissu comme la maison Abraham ou l’artiste Andrée Brossin de Méré.

© Maurice Hogenboom – DR

© Yves Saint Laurent – DR / Musée de l’Impression sur Etoffes

© Yves Saint Laurent – DR / Studio Yves Saint Laurent, planche de collection « Soir long » (détail) Collection haute couture printemps-été 1989

Depuis quatre décennies, agnès b. est devenu le symbole d’un style empreint d’une modernité simple et intemporelle. Derrière ce nom, Agnès Troublé, mécène, collectionneuse, cinéaste, engagée dans de nombreux projets humanitaires, est avant tout une passionnée. Parmi ses passions : les fleurs, omniprésentes dans ses collections. Elles les photographie pour en créer des imprimés exclusifs. La rose est l’un de ses imprimés favoris qu’elle décline à l’infini : un univers riche et romantique.

À l’occasion de l’exposition « Quand les fleurs font l’étoffe », agnès b., styliste de mode contemporaine, a offert au Musée de l’Impression sur Étoffes le privilège de la réalisation de ce carré, né d’une photographie prise dans son jardin – inspiration récurrente des créations de la maison.

© agnès b. / Musée de l’Impression sur Etoffes

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En 2018, Leonard Paris fête ses 60 ans de création. Avec pour emblème l’orchidée, fleur sauvage et fragile, la Maison Leonard a su durant toutes ces années magnifier l’art de fleur, celui de la représenter et celui de la porter. Ainsi, son succès, Leonard le doit à la finesse et au caractère unique de ses dessins sertis et poudrés retranscrivant à la perfection la délicatesse et la fragilité de chacune des fleurs imprimées. La fleur, les fleurs constituent l’identité de la Maison Leonard dans un style unique et iconique.

© Léonard Paris / Musée de l’Impression sur Etoffes