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Exposition temporaire actuelle

Texunion

Du 22 mai au 1er novembre 2026

Texunion : Mémoire d’une usine textile

En marge de la Nuit européenne des musées, le Musée de l’impression sur étoffes inaugure une exposition du photographe Patrick Baeumlin, consacrée aux derniers mois de l’usine d’impression Texunion.

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Du 22 mai au 1er novembre 2026

En marge de la Nuit européenne des musées, le Musée de l’impression sur étoffes inaugure une exposition du photographe Patrick Baeumlin, consacrée aux derniers mois de l’usine d’impression Texunion.

En 1999, l’usine Texunion de Pfastatt, dernière grande manufacture textile de la région mulhousienne, vit ses ultimes moments après deux siècles d’activité. À l’initiative du comité d’établissement, Patrick Baeumlin est sollicité pour photographier le site et en capter l’âme : celle d’une usine, de ses machines, mais surtout de ses hommes et de ses femmes, qui entretiennent avec elle « des rapports mêlés de colère et de tendresse, de haine et d’amour ». De cette immersion est né un travail à la fois documentaire et sensible consacré aux derniers mois de cet emblématique site de l’impression textile, que le MISE vous propose de découvrir.

Si le travail issu de cette résidence artistique a fait l’objet d’un livre (BAEUMLIN Patrick et BANNWARTH Dominique, Tex-Union. Ed. Impressions Graphiques, 1999), il n’avait encore jamais été exposé à Mulhouse. Le MISE présente ce travail aujourd’hui, telle une évidence. En effet, lors de la fermeture de l’usine Tex-Union en 2001, le musée s’est porté acquéreur, grâce au soutien des partenaires publics et de la SIM, des archives de l’usine, composées de livres d’échantillons, de dessins et de pièces textiles figurant plus de 3 millions de motifs.

Le photographe Patrick Baeumlin

Patrick Baeumlin se présente comme photographe, auteur et voyageur. Il débute dans le spectacle vivant, d’abord comme régisseur plateau, son et lumière, avant de devenir reporter photographique sur les grands festivals de l’Est, notamment pour le journal L’Alsace.

Son travail, initialement centré sur les scènes artistiques, s’élargit ensuite aux métiers d’art, comme en témoignent ses rencontres avec les céramistes de renommée internationale Jean Linard et Seug-Ho Yang.

Dans les années 1990, il s’intéresse au patrimoine industriel à travers deux projets photographiques au long cours : l’un consacré à la reconversion du quartier de la Fonderie à Mulhouse, l’autre mené dans le cadre d’une résidence artistique de six mois à Texunion donnant lieu à cette exposition.

Depuis, il continue son exploration du territoire, en collaboration avec les acteurs locaux tels que le Sitram (chantier du tram-train), la Filature (projet à la maison centrale d’Ensisheim), la librairie Bisey ou encore la Passerelle à Rixheim.

À partir du 29 avril 2026

Le musée de l’Impression sur étoffes (MISE) abrite une collection de centaines de milliers d’échantillons textiles et d’arts graphiques datés du XVIIIe siècle à nos jours. Collectés depuis les années 1830 pour doter Mulhouse de la plus grande collection de motifs issus de l’industrie textile, les échantillons sont rassemblés dans une grande bibliothèque consultable par les dessinateurs et les fabricants d’étoffes imprimées.

L’exposition « Quel chantier ! Inventaire et sauvegarde des collections du musée de l’Impression sur étoffes » est prolongée jusqu’en 2027, affirmant la volonté du musée de poursuivre son engagement en faveur de la transparence, de la pédagogie et de la valorisation de ses collections.

À la suite des vols massifs découverts au sein des collections en 2018, une conférence de presse organisée le 26 janvier 2023 par la Direction régionale des affaires culturelles du Grand Est (DRAC) a permis, pour la première fois, de présenter in situ l’actualité scientifique du musée de l’Impression sur étoffes (MISE).

Dans cette dynamique de transparence et de transmission, le MISE propose depuis septembre 2023 l’exposition « Quel chantier ! », qui invite le public à découvrir les coulisses d’un chantier des collections inédit par son objectif – documenter et quantifier les œuvres présentes mais aussi disparues – et l’ampleur de l’investissement de l’État (ministère de la Culture).

La fin de l’année 2025 marque une étape majeure avec l’achèvement du vaste chantier de numérisation : en quatre ans, près de 100 000 images ont été produites. Désormais, l’équipe du musée, sous le pilotage de la DRAC Grand Est et la coordination de m2A, concentre ses efforts sur l’enrichissement et la consolidation de la base informatique de gestion des collections, comprenant à ce jour plus de 50 000 notices. L’objectif demeure double : évaluer le préjudice subi et documenter, préserver et valoriser les œuvres conservées.

Afin de poursuivre cette démarche pédagogique tout en mettant en lumière des pièces récemment numérisées, le MISE proposera à partir du 22 avril 2026 un nouvel accrochage de plus de 60 œuvres au sein de l’exposition. Cette nouvelle présentation offrira au public l’opportunité de découvrir des œuvres issues de fonds jusqu’alors peu ou jamais exposés, notamment :

  • L’école de dessin (1828 – 1939) : les dessins de ce fonds sont le fruit des jeunes garçons et jeunes filles mulhousiens que l’on destinait au travail dans les filatures mulhousiennes. Ils alternent style académique ou motifs.
  • L’atelier Biolay (1940 – 1970) : cet atelier lyonnais produisait des dessins pour les soieries. Ce fonds se caractérise par la richesse des techniques employées : gouache, encre, collage, feutre, craie, etc.
  • Le dessinateur Blas Canovas (1903 – 1983) : ce peintre, installé à Paris, a d’abord été un prolifique dessinateur textile, notamment pour l’entreprise Taco.

Jusqu’en 2027