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Histoires de femmes II
 

  Impertinente by
Chantal Thomass

 
   Octobre 2004 - Octobre 2015
   Nov 1993 - Février 2004
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Histoires de femmes

 

La femme dans le textile de la seconde moitié du 18me siècle à nos jours

Exposition du 6 novembre 2015 au 9 octobre 2016

Le travail de la femme est longtemps demeuré dans l’ombre. Cantonnée à un rôle d’épouse et de mère, son activité prend fin avec le mariage. Compagne de son mari, elle assiste souvent celui-ci dans ses activités agricoles, commerciales, artisanales pour lesquelles  elle constitue une main-d’œuvre gratuite : agriculture, commerce, artisanat. Parallèlement, de nombreuses femmes travaillent dans les services comme domestiques ou employées en magasin. Privées de droits, elles n’ont aucune existence juridique. Au 18ème siècle, la fabrication des toiles peintes va rapidement mettre en évidence cette main-d’œuvre féminine et rendre leur travail visible.
Avec la création des premières manufactures, l’emploi des femmes est d’usage. A Rouen, à Mulhouse, à Wesserling, à Jouy en Josas, en Suisse, les manufactures font appel à une main-d’œuvre féminine nombreuse, peu qualifiée et surtout moins onéreuse.

                      

Ainsi, le métier de pinceauteuses est exclusivement réservé aux femmes. Il consiste à pinceauter du jaune sur du bleu pour obtenir du vert ou à appliquer la couleur indigo sur la toile au moyen d’un pinceau. D’autres femmes  occupent la fonction de picoteuses. Elles martèlent des petits clous dans les planches de bois pour obtenir les finesses d’impression. Toutefois, à côté de ces tâches considérées comme subalternes, certaines d’entre elles, occupent  dans ces mêmes manufactures des emplois plus importants.  Au 18ème  siècle, on trouve ainsi des femmes dessinatrices et parfois même employées à la gravure des outils d’impression. Au 19ème siècle, l’industrialisation nécessite l’emploi massif de femmes. Dès lors, elles furent chargées de travaux traditionnellement masculins que la mécanisation leur rendait accessibles en exigeant moins de force physique particulièrement dans les filatures. L’essor de la mécanisation entraîne l’abandon progressif du travail à domicile et le développement du travail des femmes dans les fabriques.

                      

Au 19ème siècle, rares sont les femmes à se démarquer du statut d’ouvrière et à entreprendre  une carrière. Thérèse de Dillmont (1846-1890) fait figure d’ exception. Autrichienne d’origine, elle est engagée par Jean Dollfus, propriétaire de Dollfus Mieg & Cie (DMC), pour développer la vente des fils en éditant des livres destinées à former et guider le public dans la réalisation d’ouvrages employant des fils DMC. Thérèse de Dillmont en publie plus de 100, traduit en 17 langues. Elle possède en propre des magasins à Vienne, Londres, Paris et Berlin. En 1889, Thérèse Dillmont se marie et renonce alors à son  partenariat professionnel avec DMC mettant ainsi fin à sa carrière.

En  1885, à l’initiative de la Société Industrielle de Mulhouse, est créée une école d’art professionnel (de dessins industriels) destinée à la formation des Jeunes Filles. Parallèlement à l’apprentissage du dessin industriel, les jeunes filles font aussi de la couture ou des travaux de comptabilité. Dans les faits, elles se destinent également à des postes de secrétariat dans les manufactures. Cette école fermera ses portes dans l’entre-deux-guerres.               

 

                    

 

   

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