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Formes et couleurs II
 

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Formes et couleurs

dans les tissus imprimés du 18ème siècle à nos jours
 

Exposition du 11 novembre 2016 au 1er octobre 2017

" Toute l'action de la peinture réside dans le rapport des couleurs entre elles, dans le rapport des formes entre elles, et dans le rapport entre les formes et les couleurs. "
Auguste Herbin.

                      

S’il en va ainsi pour la peinture selon A. HERBIN, il en est de même pour le motif, expressif ou décoratif, qui vient orner les toiles imprimées.
L’utilisation de formes géométriques et de couleurs vise dans un premier temps à créer un vocabulaire compréhensible par tous et utilisable dans tous les domaines. La grammaire utilisée permet des combinaisons infinies mais c’est justement dans la simplicité de celle-ci que résident ses limites. L’utilisation de la forme et de la couleur semble à la portée de tous mais les résultats sont comme dans l’écriture, de niveau plus ou moins réussi.
Les dessinateurs textiles ont joué un rôle précurseur dans le processus créatif par l’utilisation de la forme et de la couleur.

                      

Dès la seconde moitié du 17ème siècle le succès des premières indiennes arrivées en occident est largement dû à leurs riches couleurs.  Elles illuminent les intérieurs et les vêtements des européens. Rapidement les manufactures occidentales s’en inspirent et elles forment les premières bases du vocabulaire décoratif textile. Les couleurs naturelles, essentiellement la garance et l’indigo limitent la palette créative mais la fantaisie des dessinateurs n’a pas de borne pour inventer de nouveaux dessins. Ceux-ci sont à la base du succès commercial.
Le dessin doit donner envie de consommer. Il faut sans cesse renouveler l’offre et les dessinateurs vont passer maître dans l’utilisation de la forme et la couleur pour échapper à la réalité naturelle.

                      

L’harmonie des couleurs est un sujet récurrent dans le textile. Déjà dans l’antiquité, les problèmes de la relation des couleurs entre elles et de l’influence de la lumière sur ces dernières sont posés pour le tissage des étoffes.

                       

A l’origine, le coloriste a peu de teintes à sa disposition. Jusqu’à l’invention des  premiers colorants synthétiques dans les années 1850, les couleurs naturelles pour la teinture ou l’impression sont issues de  la pourpre, la garance, le pastel, l’indigo, le kermès, la cochenille, le safran et l’oseille. En Alsace, Jean-Michel Haussmann (1742-1829), manufacturier au Logelbach près de Colmar, a été un précurseur en améliorant l’application des mordants sur les toiles de lin ou de coton. Dans les années 1790,  des colorants minéraux apparaissent tels que le chamois de l’hydrate d’oxyde ferrique, l’orangé de l’antimoine, le bleu de Prusse et le bistre du manganèse.

 

                    

 

   

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